Quel statut choisir pour un freelance ?

freelance

Travailler en freelance séduit de plus en plus de monde grâce à ses avantages, tels que l’autonomie ou les heures de travail flexibles. Tous les domaines d’activités y sont concernés, à savoir : la création de contenus web, la plomberie, l’ingénierie, l’esthétique, la restauration, etc. Toutefois, pour un encadrement juridique de votre activité, il vaut mieux opter pour un statut. Voici les formes juridiques les plus adoptées.

Débuter avec un statut d’auto-entrepreneur

Pour un freelance, le statut d’auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur est la forme juridique la plus adoptée. Les procédures pour la création d’une micro entreprise individuelle demeurent même les plus simples. Il suffit de vous enregistrer en ligne sur la plateforme du CFE ou Centre de Formalités des Entreprises. Concernant la déclaration de revenus de la micro entreprise, vous pouvez la faire tous les mois ou les trimestres.

Pour ce qui est de la taxe sur votre gain mensuel, trimestriel ou annuel, il est possible de la verser en une seule fois. Qui plus est, il n’y a pas de cotisations sociales à payer. Cependant, le travailleur indépendant doit prendre en compte le régime hors taxes sur une année d’exercice si son chiffre dépasse les 72.600 € pour la vente de services et de 176.200 € pour la commercialisation de produits. Par ailleurs, il faudra vous basculer vers un autre statut juridique si vous dépassez ces plafonds pour l’année qui suit.

Choisir un statut d’entreprise individuelle 

Avoir un statut juridique améliore la notoriété et le sérieux d’une freelance vis-à-vis des clients. La création d’une entreprise individuelle représente l’une des options privilégiées si vous songez à étendre ou à diversifier votre activité par la suite. Plus précisément, il s’agit d’une entreprise individuelle à responsabilité limitée ou EIRL.

Le principal avantage de ce statut réside dans les formalités de création qui consiste à déposer seulement une déclaration d’affectation auprès du CFE. Le travailleur indépendant n’est pas concerné par le droit des sociétés. Vous n’aurez pas à disposer d’un capital minimum pour démarrer vos exercices. Votre responsabilité se résume aux paiements des impôts sur le revenu et sur les sociétés. Les cotisations à verser sont déduites en fonction de la totalité de vos bénéfices.

Se tourner vers un statut de société ou entreprise unipersonnelle

Si vous pensez que votre activité en tant que travailleur indépendant va beaucoup se développer, le statut de société unipersonnelle est conseillé. Deux possibilités se présentent à vous : la SASU ou Société par Actions Simplifiées Unipersonnelle et l’EURL ou Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée.

Les démarches administratives sont plus importantes comparées aux statuts d’auto entrepreneur et entreprise individuelle. Les charges sociales pour une société unipersonnelle incluent l’impôt sur les sociétés outre la taxe sur le revenu. Néanmoins, les modalités de paiement des cotisations sociales varient d’un cas à un autre.

Quel que soit le statut juridique du travailleur independant, il privilégie une couverture maladie par le biais de l’affiliation au régime général de la Sécurité Sociale. La souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle et l’obligation de moyen constituent également des traits communs entre chaque forme juridique. Cela assure la réussite de la mission et une meilleure relation avec un particulier ou une société cliente.

En ce qui concerne le régime de retraite, le travailleur indépendant est libre de verser des cotisations pour la retraite de base et/ou complémentaire. Sinon, il peut toujours épargner de façon régulière pour ses vieux jours. Si un freelance souhaite profiter d’allocations de chômage, il devra s’orienter vers le statut de portage salarial. Dans le cas où vous disposez d’un statut d’auto-entrepreneur et voulez cesser l’activité, vous ne rencontrez aucune difficulté majeure dans les démarches. Quant à l’EIRL, la SASU et l’EURL, les formalités sont lourdes et un budget conséquent est à prévoir.

Comment domicilier son entreprise à Paris
Lunettes pour tous, le concept de l’opticien low cost